Browsed by
Month: October 2012

Au revoir l’Afrique bonjour l’Amerique

Au revoir l’Afrique bonjour l’Amerique

Lundi 8 Octobre 2012 – Palmarejo, Praia – Retour à Praia

Photo0249Le bateau est déjà proche des côtes de l’ile de Santiago, tout le monde range doucement ses affaires. Les matelas sont ficelés, les enfants sont rhabillés correctement, les dents sont lavées. Je profite de ces derniers instants de tranquillité pour finir la rédaction d’un article. Un verre de jus de fruit m’est tendu entre les deux sièges de devant. Je lève la tête est découvre Edo. Il est guinéen et revient de São Antão, il y travaille de temps en temps dans les exploitations agricoles du nord de l’ile. Son travail est terminé, il revient donc vivre chez son frère en attendant de retrouver un autre job. Je lui explique m’a situation et sans hésitation il m’invite à dormir chez son frère. J’accepte avec soulagement, le quartier qu’il décrit semble tranquille et je n’ai aucun point de chute pour la nuit. La discussion se poursuit alors que le bateau manœuvre dans le port. J’engage mes premiers tours de roues en direction du centre ville. Il est 10 heures du matin.

Les trois prochains jours seront entièrement dédiés à la préparation du matériel pour le départ vers le Brésil.

Première mission : L’aéroport avec pour objectif la récupération d’informations sur le conditionnement d’un vélo selon les régles de la compagnie TACV. On commence par me dire que c’est payant puis ils me sortent leur encyclopédie et manque de bol pour eux il est stipulé que j’ai le droit d’emmener un vélo comme bagage classique à condition de respecter des dimensions très strictes (total des dimensions inférieurs à 203 cm) et un poids maximum de 23kg. C’est ridicule mais je vais relever le défit. Il y a beaucoup d’argent en jeu, 100€ de frais supplémentaire si je ne respectent pas scrupuleusement leur bible du bon passager.

La reste de la journée se passe et je retrouve finalement Edo en soirée pour y passer la nuit. L’accueil est royal avec douche et repas. Bien que la journée est commencée sans organisation me voilà tout confort pour préparer mon départ. Tout marche trop bien finalement !

Mardi 9 Octobre 2012 – Palmarejo, Praia – Expédition cartons !

Photo0243Après le petit déjeuner, Edo m’emmène dans la rue et m’explique que je ne dois quitter la maison. L’autre locataire croisé ce matin n’apprécie pas la présence d’un blanc. Edo se perd alors en explication et je n’ai pas envie de réfléchir à un plan B. Finalement un de ses amis peut m’héberger. On passe rapidement le voir pour récupérer les clés. La pièce est spartiate, sans eau, ni électricité, il y a juste quelques valises et matelas stockés dans un coin, c’est un lieu de transite pour une communauté guinéenne, la majeure partie sont gardiens d’immeuble. 12 heures de travail quotidien, 7 jours sur 7, avec un salaire inférieur à 200€ par mois, une misère. Je tente de parler avec eux mais leur créole est incompréhensible et limite  nos conversations. En même temps j’ai pas l’esprit très ouvert ces jours-ci, seul compte la préparation des bagages pour le vol de jeudi.  D’ailleurs ma première mission sera de récupérer les cartons pour l’emballage du vélo et de l’équipement.

Je passe donc l’après midi en centre ville, sur la zone appelée “plateau” situé comme son nom l’indique sur un plateau. C’est la partie moderne de Praia, une avenue piétonne aux couleurs pastels, une ambiance proche des villes européennes avec une architecture coloniale. Ici l’espace est partagé entre magasins d’électroménager libanais, drogueries chinoises et lancheterias capverdiennes. C’est sur ce territoire que commence mon expédition cartons. Je visite chaque magasin, chaque poubelle pour y récupérer les plus beaux cartons.

Mercredi 10 octobre 2012 – Palmarejo, Praia – Mission Emballage

Photo0248Aujourd’hui je dois faire preuve de sagesse, ne tenter aucune aventure, rester dans mes objectifs c’est à dire préparer mes bagages. Le démontage du vélo est une opération critique, si l’entreprise est bien menée c’est 100€ économisé. Je prend donc mon temps, je passe la matinée à dévisser, déboulonner, puis réfléchir sur comment agencer chaque pièce pour un compactage optimal. Ce n’est pas la première fois que j’entame cette opération je l’ai accompli 3 fois depuis mon départ mais j’ai le pressentiment que tout doit être fait dans les règles. Je sais comment opérer mais aujourd’hui je dois optimiser d’avantage, la règlementation sur les dimensions et le poids sont stricts. Dans un soucis d’espace, je tors le porte bagage arrière qui séide à deux endroits, l’alu a perdu de sa résistance, un check-in total est nécessaire.

L’après midi n’annonce pas grand chose de nouveau. Opération emballage des quatre sacoches du vélo. Le procédé est simple, vider leur contenu dans un unique carton, un simple jeu de tetris pour gagner en espace. Finalement tous les cartons respectent les dimensions autorisées, seule le poids total reste incertain et ca peut me couter très cher. Surtout pour le vélo, un surpoids ou des dimensions supérieurs aux normes et c’est la punition.

Ma seule sortie de la journée sera une pause plage. La chaleur est pesante et la transpiration cumulée depuis 2 jours colle à la peau. Je me sens sale et pour résoudre le problème seul un bon bain dans l’océan peut m’aider.

Jeudi 11 Octobre 2012, Brésil Fortaleza, Décollage pour le Brésil.

Photo0246Départ a 10h30 pour l’aéroport. L’épreuve de la pesée est proche, je suis en attente comme un boxeur avant la pesée. Plusieurs heures de travail pour alléger, compresser en vue de l’autorisation d’embarquer. Les regles sont simples avec la compagnie TACV, deux bagages de 23 kilos et 203cm maximum pour la somme des dimensions du carton.

Le carton du vélo est monté sur la balance, 22 kilos, suivi du carton contenant l’équipement, 22 kilos. Mission réussie ! Aucune taxe bagage, une belle économie. A ceux-ci s’ajoute environ 15 kilos de bagage à main soit un total de 59 kilos de matos sans l’eau et la nourriture. Voilà donc une indication sur la charge à brinqueballer pendant les prochains mois. Aucune comparaison possible avec les 7 kilos des vélos du tour de France.

On passe à la vérification du passeport et manque de chance, il y a un problème, je n’ai pas de visa pour le Brésil et donc pas de départ possible. A cet instant mes jambes faseilles, je n’ai pris aucune information concernant ma situation, je tente donc d’expliquer mon cas dans un portugais tremblotant. “Je retourne au Brésil, j’ai un tampon brésilien en cours de validité et je pense y voyager à vélo avant de rejoindre l’Argentine”. Tout ce déroule lentement mais avec sérénité, j’ai quelques heures d’avance ca me laisse le temps d’expliquer dix fois la situation pour finalement atterrir dans le bureau du superviseur. Ma situation est bancale, je possède un passeport français, mais sans visa, juste un tampon d’entrée/sortie du Brésil. Le billet aller/retour vient corroborer mon histoire. Le récit du voyage à vélo l’intrigue et c’est ce qui finalement la décide à me laisser  passer. Elle m’explique simplement que ma situation devra être régularisée au Brésil.

Le reste de l’histoire se passe à merveille, l’avion est à l’heure, le vélo dans la soute, Je quitte le Cap Vert la tête pleine de souvenirs, de rencontres et de situations incongrus. Ce voyage retour était en contraste total avec ma première visite. Mes expériences en bateau et à pied m’ont changé et j’ai pu le découvrir pendant ce cours séjour. Aujourd’hui j’ai besoin de reprendre le vélo, de retrouver ce don de soi, retrouver ce sentiment de liberté qu’offre le voyage à vélo, mais avec une certitude, quelque chose a changé dans mon approche du voyage et je vais devoir l’adapter à ce nouveau mode de transport. Les premiers tours de roues donneront le rythme, le temps d’imaginer l’aventure sous de nouvelles perspectives.

Mon voisin le volcan

Mon voisin le volcan

Samedi 22 Septembre 2012, 20h00 – Sao Filipe, Ile de Fogo

Photo0132
Campement de fortune

Notre bateau arrive finalement sur l’ile de Fogo, 3h30 de traversée depuis Praia la capitale du Cap Vert. Le port semble minuscule coincé en contrebas des falaises. Une partie est réservée aux petites embarcations de pêche,  nous arrivons par l’autre entrée celle dédié aux bateaux de commerce et de tourisme. Il fait nuit lorsque notre bateau accoste, à l’entrée du port les conducteurs de taxi sont déjà derrières la grille et interpellent les arrivants. La ville de São Filipe est située 5 km plus haut et entre les deux  un grand vide sans lumière, sans habitation, sans contrainte. Je profite de ce no man’s land pour partir en quête d’une zone de campement mais la tâche est difficile, bien que la période humide ait commencé depuis Septembre cette partie de l’ile garde une végétation clairsemée et composée essentiellement d’arbustes. C’est pas le meilleur spot pour installer un hamac et finalement pris de fatigue je l’installe au raz du sol dans une plantation, un campement provisoire histoire de passer la nuit.

Dimanche 23 Septembre 2012 – Sao Filipe, Ile de Fogo

Photo0134
Copains d’un jour

Mon bouquin du Cap Vert annonce un départ de plusieurs aluguer (taxi collectif) quotidien pour la zone de Chà de Caldeira, point stratégique vers les excursions sur le volcan. Départ à 11h place du marché de São Filipe, ca me laisse de la marge pour trouver un bar et buller devant un café. Il y a quand même un grain de sable dans mon organisation, un détail que j’aurai du prendre en compte, nous sommes dimanche, jour de notre seigneur, journée sacrée, journée chaumée. Clairement, seul mes pieds pourront me transporter aujourd’hui mais je reste sage, il y a 40 kilomètres pour rejoindre le volcan un peu trop pour une balade du dimanche.

L’emploi du temps de la journée sera partagé entre contemplation et pratique du portugais. La leçon commence avec des enfants du coin. Ils me racontent que cette place est chargée d’histoires, histoires d’hommes saoulent devenus oiseaux le temps d’un saut de l’ange, histoires de chiens dangereux balancés par dessus le muret pour s’assurer d’aucune récidive; les récits sont souvent macabres pour ce paradis où l’atmosphère inspire d’avantage la rêverie.

Ils me racontent aussi l’existence d’un volcan sous marin entre les iles de Fogo et Brava. un volcan visible uniquement depuis les aires. J’ai entendu un peu plus tard qu’il serait a l’origine de plusieurs naufrages, en cause la libération d’énormes quantités de gaz capables d’entrainer des embarcations de plaisance sous l’océan. Ce serait le volcan le plus actif de l’archipel et une légende locale raconte que son réveil pourrait provoquer la destruction des iles voisines.

La discussion se poursuit toute l’après midi autour des fourmis, des roches volcaniques et de la culture cape verdienne et cela jusqu’à l’arrivé d’un sage au regard sympathique qui trouve place sur le muret pour mieux nous écouter. Gil est un ancien membre du gouvernement, il  a travaillé en Afrique et au Cap Vert dans le cadre de projets éducatifs. Après 34 ans de loyaux service le voila revenu sur son cher caillou pour une vie plus paisible. Il me raconte ses projets de construction d’écoles en Afrique mais aussi ses œuvres artistes sous forme de pièces de théâtre ou chansons interprétés par des enfants pour des enfants.

La nuit s’est annoncée par un léger redoux, je dois abandonner la ville pour me trouver une zone de campement. La nuit est paisible, le ciel bienfaiteur, j’ai aimé cette journée, pourtant  sans grand bouleversement mais avec le sentiment d’être riche d’autre chose, un sentiment qui me rappelle un passage du petit prince où le renard divulgue son secret au petit prince “On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.”

Lundi 24 Septembre 2012 – Sao Filipe, Ile de Fogo

Photo0182
Pico do Fogo

Au petit matin la ville reprend doucement son rythme, les aluguers commencent leur tournée dans la ville à la recherche de passagers. Des femmes arpentent les rues, la tête chargée d’énormes bassines de fruits destinés à la vente. Les quelques places publiques sont l’occasion de retrouver voisins et amis. L’ambiance est détendue, le temps n’est pas une contrainte ici et on profite de la fraicheur du matin pour se dégourdir les jambes, se saluer, s’aider et écouter.

Assis à une terrasse, plein de sérénité, je contemple ce petite monde qui semble parfaitement rodé. Finalement l’heure du départ arrive, j’embarque pour deux heures de route, deux heures de circuit folklorique pour atteindre le plateau de Cha da Caldeira.

A l’issu d’une ascension difficile, l’aluguer débouche sur le plateau, le décor est servi sans transition, pas le temps de prendre une bouffée d’air, je reste sans voix. Un paysage de désolation, vaste dépression dominé par une falaise vertigineuse. Tout se joue en nuance de gris et pour voyager dans cet univers, un seul fil d’Ariane qui chevauche les coulées de lave et les déserts de sable noir.

le taxi s’arrête finalement à Portale, l’un des deux villages ancrés au pied du volcan. Je pose mon sac dans l’auberge de “casa da Audilia” pour préparer l’ascension du lendemain. La lumière en cette fin d’après midi donne au volcan des teintes sympathiques, son cratère est situé à 2800 mètres et symbolise le toit du Cap Vert.

Sa dernière éruption remonte à 1995, la lave s’est écoulée depuis le flan Ouest du volcan Pico do Fogo formant un nouveau cratère surnommé pico pequeno. La lave coula pendant plusieurs jours, lente et pâteuse elle aura pris le temps de recouvrir une grande zone agricole et l’un des trois villages de la caldeira. Il n’y eu aucun victime mais les légendes continue à hanter l’esprit des capverdiens.

Enfin tout ces histoires ne vont pas m’empêcher d’aller voir la-haut. Je me renseigne et découvre que la majorité des habitants du village sont prêts à devenir guide. La prestation reste cher, 40€ pour 4 heures de randonnée sur un sentier qui me semble accessible et puis faire le choix de la visite guidée c’est refuser l’aventure. Tout s’accorde pour motiver une ascension en solitaire.

Je repouse la decision a demain parce que pour le moment je suis invité à diner avec la famille d’Audilia. Au menu dégustation d’une feijoada maison et découverte du vin nouveau préparé par la famille.

Mardi 25 Septembre 2012 – Cha da Caldeira, Ile de Fogo

Photo0224
rue du village Portale

Réveil à 6h30, Audilia et sa fille Elvia ont déjà préparé le petit déjeuner, malheureusement le temps est exécrable. C’est toute la caldeira qui baigne dans les nuages et la pluie. Dans le village seul résonne le mot “chuva”, mais cette pluie est bienfaitrice, elle nourrie les cultures et remplie les réserves d’eau. L’eau est un problème dans cette région et cette saison des pluies est une bénédiction pour tous ses habitants. Audilia me raconte que cet été ils connurent une période très sèche et les réserves d’eau se sont épuisées. La seule solution fut de convoyer de l’eau par camion citerne pour tout le village. L’eau est précieuse et on l’a consomme avec mesure.

Finalement les nuages se sont décrochés du volcan, je pars seul avec quelques réserves et quelques instructions pour trouver le sentier : “Tourner a droite après l’église adventiste continuer sur la piste et après la colline trouver un sentier à droite et commencer l’ascension”.

Ce sont finalement deux agriculteurs qui me guideront jusqu’au sentier car aucun  balisage n’a été mise en place et la pluie combinée au vent ont effacés une bonne partie des traces. La déclivité passe rapidement à 45°, le chemin n’est pas dangereux mais je perds régulièrement la trace. Deux heures de marche plus tard, une horde de nuages fait son apparition par l’est et vient s’empaler sur le volcan. La brume est épaisse et le froid me rappelle les hauteurs du Haut Atlas marocain. Sur la crête, la météo n’a pas changé, pourtant le point de vue doit être splendide. Je ne peux rien faire seulement accepter la situation et c’est un peu résigné que j’entame un retour par le flan nord, une descente vertigineuse sur une piste de sable noir. Dans la course folle, je passe finalement sous les nuages pour plonger dans un décor lunaire, une vue panoramique sur toute la caldeira, moment d’extase où l’imagination s’invente milles histoires.

Cet instant je ne l’échangerai pour rien au monde, il vous rappelle à la vie, j’écarquille les yeux pour apprécier chaque détails. Je ne devais que passer dans la caldeira et finalement je resterai une semaine avec l’envie d’y forger d’autres souvenirs.

Mercredi 26 Septembre 2012 – Chà da Caldeira, Ile de Fogo

Photo0210
chevres d’Audilia

Une fois de retour à l’auberge, je me souviens d’une grande faiblesse et de légers vertiges que j’associé au mal des montagnes, sans nulle doute le vin nouveau était en cause, un peu rude pour mon estomac.

Ce matin au moment de sortir de la chambre, je découvre une maison sans mouvement, sans bruit à l’exception des mouches présentent par centaines, seule Elvia la fille d’Audilia vient me saluer et j’en profite pour la connaitre un peu mieux.

Elvia commence par me raconter la place de la religion au sein du village, il y a des chrétiens et des adventistes. Elle et sa famille sont adventistes. Elle doit avoir 15 ans mais travaille déjà pour la production viticole de la caldeira, le reste du temps elle s’occupe des clients de l’auberge. C’est encore une jeune fille mais son visage connait déjà les marques d’une vie de travail. Elle m’explique que sa religion lui interdit de porter des bijoux, de danser, de chanter et d’écouter de la musique à l’exception de la musique religieuse et puis interdiction de manger du porc. En fond un poste de radio diffuse la musique de Mickael Jackson. Elle avoue finalement que certaines règles sont un peu trop strict et qu’elle aime la musique.

J’aime cette famille et je sors de l’auberge pour rentrer dans leur quotidien. Au début commis de vaisselle, je finis par écosser les haricots et pose mille questions sur la préparation de la marmelade.

Jeudi 27 Septembre 2012 – Chà de Caldeira, Ile de Fogo

La coulé de lave 1995
Coulé de lave de 1995

Aujourd’hui je passe l’après midi avec Nhonhozinho, le beau fils de la famille et seul végétarien. Lui et sa femme Olivia sont les infirmiers de la caldeira. Ils sont là pour soigner les petits bobos, intervenir comme premiers secours mais aussi sur des missions préventives tel que le traitement des réserves d’eau en vue d’éradiquer les risques de dengue.

Il connait bien la flore locale et me présente les quelques plantes endémiques de la caldeira. Les cultures restent assez simple,  elles regroupent deux types de haricots destinés à la préparation des feijoadas, il y a aussi beaucoup de vignes pour répondre à l’activité viticole et quelques pommiers dont les fruits sont utilisés pour la préparation de marmelade. je remarque aussi quelques arbres isolés destinés à la production du fourrage des bêtes.