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Month: July 2012

J’vais rester un peu pour voir la Dominique

J’vais rester un peu pour voir la Dominique

dsc07681Malgré les quelques jours passés sur les sentiers martiniquais, je n’ai pas trouvé sur cette île ce qui, jusqu’alors, motivé au quotidien mon goût du voyage. J’ai retrouvé ici un sentiment laissé en septembre 2011, juste avant de traverser les Pyrénées pour rejoindre l’Espagne. Malgré le beau temps, la chaleur de l’océan et les forêts tropicales, rien ne m’invitait à l’évasion. J’avais le sentiment que la culture antillaise avait perdu de son éclat comme entamée par une société de consommation où l’homme ne vaut que par ce qu’il possède. J’ai vu ce sentiment illustré par la vision d’une île asphyxiée par des paysages chargés de grandes surfaces, de supermarchés, fast-food, tous parfaitement alignés le long d’une 2 fois 2 voies reconnues comme étant le deuxième axe routier le plus saturé de France.

Enfin bref, à cet instant j’étais plus que motivé pour rejoindre l’Amérique du sud, sans volonté de découvrir les îles caraïbes. Finalement les plans ont changé à la lecture d’une annonce laissée au bar de la marina. Max, propriétaire d’un ketch acier de 12 mètres recherchait des équipiers pour une traversée vers la Dominique en échange de quelques travaux sur son bateau. L’expérience semblait intéressante, je me suis donc lancé dans l’aventure avec Jeff et  rapidement nous sommes partis pour  une séance de coups de marteau sur des chaînes bouffées par la rouille pour poursuivre par un nettoyage du pont du voilier piqué par la rouille.

Trois jours plus tard, nous voilà prêt à embarquer avec au total cinq membres d’équipage : Max le capitaine du navire, Jeff au look Robinson , Tania notre aventurière à l’accent qui chante le sud, Julien le citadin aventurier et moi bizarrement surnommé “barbe rousse”. Une belle équipe de bras cassés prête à affronter la mer Caraïbe pour deux jours de traversée en direction de Portsmouth située au nord de la Dominique.

Nous voilà parti au moteur en direction du rocher du Diamant situé au nord de la baie du marin mais au moment de hisser les voiles le moteur stoppe et impossible de le relancer. On s’acharne pas sur son cas, le vent est établi sud-est avec une vitesse de 15 noeuds. On se laisse gentillement poussé vers le nord avec toujours la côte sur tribord. La traversé se passe sans accro et nous arrivons finalement au petit matin du 3e jour pour profiter de 10 jours en immersion totale dans une des plus belles iles du monde entre randonnées et rencontres des indiens caraïbes.

Vidéo prise par Julien lors de notre séjour dans une famille d’indiens caraïbes

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Faire du bateau stop en période cyclonique, c’est vraiment la merde !

Faire du bateau stop en période cyclonique, c’est vraiment la merde !

27 Juin 2012

Voilà quelques jours que je traine au port du Marin (Martinique). Depuis que Jeff, Yannick et Constanza ont repris leur route le temps s”écoule lentement. Nous sommes le 27 Juin et je n’ai plus que 2 mois avant de retourner au Cap Vert. Le timing est serré et j’aimerais profiter au maximum de mon séjour en Amerique du Sud. Pour le moment j’attends, adossé contre le mur de la douane, le regard fixe, à l’affut des allers/retours d’annexe qui déversent leurs marins. A chacun, je propose le même discours  “Connaissez-vous des bateaux en partance pour le Venezuela ?” Le regard est souvent circonspect  mais je poursuis ma presentation pour leur expliquer qui je suis et tenter de récupérer le maximum d’informations. Ils prennent un grand plaisir à me raconter des histoires de piraterie souvent transformées, grossies,  digne des histoires de Pierre Bellemare. Histoires qui font froid dans le dos où la pitié n’existe où le pirate Vénézuélien a le goût du sang.  En effet, depuis quelques années des pirates dévalises les voiliers venus pour se protéger des cyclones mais je découvre que c’est régulierement le même récit qui revient. Un couple me racontait qu’ils avaient l’habitude de rester sur la côte du Venezuela mais la peur a vidé toutes les zones de mouillage. A Margarita le mouillage de Porlamar comptait il y a 3 ans pas moins de 100 voiliers, l’année dernière il n’y avait plus que 5 bateaux et du côté de la Colombie le tableau n’est pas tout blanc. Bref trouver un bateau risque d’être difficile compte tenu des risques de piraterie,  des problèmes de clearance d’entrée au Venez, pour rajouter au tableau la période cyclonique est déjà bien entamée et la plupart des voiliers sont déjà partis.

13 Juillet 2012

Il y a encore 2 jours j’avais l’esprit libre, déjà plongé dans les iles sud Caraïbes. Dominique était prêt à m’embarquer pour Curaçao, une île hollandaise à quelques milles du Venezuela et surtout loin des risques de piraterie. Le plan idéal !!!!! Pendant les 2 jours qu’il me restait à attendre j’étais reparti vers Fort de France avec Yannick et Constanza retrouver la famille Galva qui nous avait accueilli la veille. 2 Jours incroyables à découvrir cette famille qui est vite devenue notre famille d’adoption. Malheureusement le jour du grand départ,  je me laisse un peu aller à la rêverie, le ticket de sortie est pour moi assuré et je laisse le temps couler sans réagir. Constanza, parti la veille nous appelle pour nous dire que le bateau va partir, la douane ferme dans 30 minutes et je suis à 50 kilomètres de la marina. Le rêve s’évanouit, tout est à refaire ! je réalise d’un coup, tout le temps perdu à interroger les marins, à diffuser des annonces, à écouter toujours les mêmes histoires, à entendre les mêmes conseils sur comment devenir un bon bateau stoppeur. Le retour à la marina me fou le moral à zéro, mon insouciance me coûte cher, mais  maintenant je ne lâcherai rien, prêt a étudier toutes les pistes même celle des pêcheurs vénézuéliens qui arrivent à Fort de France pour vendre leurs poissons et repartent ensuite vers Margarita.

Never give up !!!

 

 

Au fait le Cap Vert c’était comment ?

Au fait le Cap Vert c’était comment ?

Flash back sur mon passage au Cap-Vert en mars 2012

Initialement ce séjour au Cap Vert se voulait expérimental, une occasion de troquer mon cher vélo contre une bonne paire de chaussures avec l’idée de découvrir les plaisirs de l’aventure sac à dos.

Me voilà donc en route pour un mois de marche avec mon pote Fabien (rencontré à Dakar) direction São Antão, une des îles au vent reconnue pour ses sentiers de randonnée.

Les paysages sont à couper le souffle, chaque sentier réserve des points de vue vertigineux sur des vallées où la végétation est préservée de la sécheresse grâce aux pluies apportées par les vents du nord-est. Dans ce coin de l’île, le relief est tapissé de cultures en terrasse parfois accrochées sur des aplombs improbables et entretenues par des hommes marqués par un travail éreintant. Ici les routes sont rares et seul quelques sentiers muletiers permettent d’atteindre des régions de l’île préservés du tourisme de masse.

Après une semaine de trek, un peu fatigué par les dénivelés, on décide donc de s’installer sur la plage de Tarafal pour quelques jours. La ville est isolée à l’ouest de l’île et rayonne de simplicité. L’électricité n’est disponible que de 18h à 23h, les téléphones portables ne captent pas et l’état déplorable de la piste limite les visites à 3 ou 4 pick-up par jour. Nos journées se passent au rythme de la ville et de ses habitants, sans stress, sans objectif, entre pêche et préparation du poisson au feu de bois, une vie simple avec vue imprenable sur l’Atlantique.

Mon cher Fabien a également écrit un post sur cette petite aventure, je vous invite à visiter son site : http://www.selle-et-riz.com/post/2012/03/30/Cap-Vert-rocks-%21

Voici aussi quelques photos de notre rando https://picasaweb.google.com/112537883811682094070/VoyageVeloCapVert

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