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Month: March 2012

Un avant goût du Cap Vert

Un avant goût du Cap Vert

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Me voilà à Praia, première étape de l’aventure capverdienne. Dans quelques heures arrive Fabien, un autre cycliste français qui deviendra mon compagnon d’aventure pour crapahuter dans les iles de l’archipel. 

Aujourd’hui tout va bien ou mieux mais j’ai bien morflé pendant quelques jours. Tout à commencé la veille du départ, l’idée était de passer la nuit à l’aéroport pour préparer, sans stress, le carton du vélo et l’organisation des bagages, mais voilà après quelques heures dans le bruit et l’agitation les premiers signes d’une gastro m’ont rendu la tâche difficile.

Caché dans un coin de l’aéroport entre un carton de siège roulant et celui du vélo, la nuit s’est passée comme ci comme ca. Quelquefois réveillé par un agent de sécurité pour s’assurer de l’horaire de mon vol à d’autres par des moustiques déterminés.

Lendemain matin difficile, la tête en vrac, le bide aussi, je découvre que j’ai 23 kg de surcharge soit 63€ de taxe. Mais ici c’est l’Afrique et on fait appelle au système D. Les gas qui emballent les bagages ont vite fait de trouver une fille qui ne transporte qu’un bagage à main et la voilà responsable de la moitié de mon paquetage. Je gagne 10€ dans l’affaire c’est toujours ca.

Arrivé à Praia, la gastro progresse et finalement je perd le contrôle alors que je remonte le vélo dans un coin de l’aéroport. La gorge me chatouille, je connais ce symptôme mais je n’aurais pas le temps d’atteindre les toilettes. Le sandwich mangeait dans l’avion remonte d’un coup et va s’étaler sur le mur. Les habilles sont pourris, les chaussures aussi. Je me sens mal et je décide de finir à l’hôtel pour guérir dans de bonnes conditions.

Le lendemain est meilleur, le proprio de l’hôtel accepte de garder mes affaires pour les 3 semaines à venir et finalement je quitte l’endroit pour trouver un hébergement dans mon budget.DSC06695

Globalement l’accueil est chaleureux, malgré la barrière de la langue, on discute de tout avec tout le monde et sans l’appréhension qui à marqué mes rencontres au Sénégal. Ma balade m’emmènent à la rencontre d’ados assissent à l’entrée d’une maison en plein discussion. Elle tenteront de  m’apprendre quelques mots de créoule et d’améliorer leur français. Leurs mimiques et leur accent brésilien invite au voyage.

Plus tard je rencontre Blanco, agent de sécurité sur le plateau. Il commence par siffler dans ma direction puis trottine avec le sourire. Le contact passe tout de suite et il est déterminé à pratiquer son français. Quelques minutes plus tard Emile nous rejoins, lui est français d’origine Cap Verdienne et comme beaucoup, il aime parler de ses aventures et de ses projets en manquent d’investisseurs. Je prend le temps de les écouter et puis doucement on apprend a se faire confiance.

DSC06693Plus tard Emile revient avec un de ses amis qui a travaillé 40 ans en Hollande. Tous les trois dans un 4*4 tout neuf, on part dans un village pour siroter un petit rhum (grogue) et admirer les filles du cru. Emile a le regard qui s’évade à chaque minima (jeune fille en créoule) qui passe et me répète “T’as vu elles sont jolies les filles d’ici”. On mange quelques grillades de porcelet avant de reprendre la route pour voir la mer. Le contraste avec les pays d’Afrique de l’ouest est stupéfiant. Ici on est chrétien ou protestant, seul quelques africains immigrés représentent la population musulmane de l’archipel.

Malheureusement la soirée sera écourtée par un mal de crâne qui me plombe le cerveau. Je rentre fissa à l’hôtel et un gramme de paracetamol plus tard je cherche le sommeil.