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Month: October 2011

En vadrouille sur les routes d’Andalousie

En vadrouille sur les routes d’Andalousie

Au revoir Castilla la Mancha, au revoir paysages de poussières et de vignes posés sur un horizon infini. Je retrouve les routes de montagne, celles qui vous épuise mais qui offrent les plus beaux paysages.

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Pour reprendre les propos de Heinz Stucke. Un bon moyen de garder en mémoire un moment clé du voyage consiste à trouver un lieu de bivouac incongru. Ce 24 Octobre, alors que j’entame mes premiers tours de roues en Andalousie, je découvre ce corps de ferme perché plus haut sur la colline. Vu l’état de la toiture et des fenêtres, il n’est plus habité depuis un moment et le seul chemin d’accès n’invite pas à le découvrir. Contexte parfait pour marquer une journée idyllique.

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Avec le temps, la recherche du lieu de campement devient un jeu. Toujours sur le fil du rasoir, je cherche mon emplacement de bivouac à la nuit tombante. Malheureusement, ce 25 Octobre 2011,  l’expérience tourne vite au cauchemar lorsque je découvre que le déluge du début d’après midi à totalement détrempé les champs d’oliviers.

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Découverte des vignobles espagnols

Découverte des vignobles espagnols

Les chemins de Compostelle sont l’occasion de faire des rencontres et surtout de se laisser guider par les balises. Si ma mémoire est bonne, j’ai du rejoindre une première route appelée camino Navarro juste avant les Pyrénées sur la route de Pampelune. Puis, a proximité de Puente la Reina, là où converge deux des itinéraires majeurs de compostel (le camino Navarro et le camino Aragones) je découvre une ambiance bonne enfant. Des pèlerins du monde entier, de tous ages, avec des motivations plus ou moins religieuses. Pour colorer le tableau, tout est fait pour faciliter la vie du pèlerin : auberges à moins de 5€ voire gratuites, des tarifs préférentiels dans les restaurants. Le tout dans des paysages de poussières qui amène à la méditation. Régulièrement, la route traverse des villages couleur de cuivre où La plaza mayor devient lieu de rencontre, le temps de se réapprovisionner en eau ou simplement pour patienter pendant les heures les plus chaudes.

Dans ce contexte, je ne cesse de repousser mon départ pour le Sud et je tenais à profiter au maximum de cette ambiance et recharger les batteries avant de repartir vers l’inconnu. Finalement, après une nuit passé à Burgos, je quitte la route de Compostel pour rejoindre un itinéraire plus sauvage, que je vais devoir apprivoiser.

Les transitions sont souvent difficiles et à cet instant, j’ai vraiment la boule au ventre. Un nouveau plongeons vers l’inconnu, une chute depuis un chemin confortable et conviviale. Je m’interroge souvent sur les motivations qui me poussent quotidiennement vers l’inconnu. La réponse n’est jamais évidente. Il faut parfois une rencontre, un moment magique pour retrouver cette sensation de liberté.

Une heure plus tard, je retrouve finalement un papi sur son vélo pliable, le sourire jusqu’aux oreilles. Il me fait un cours de botaniques sur les baies qu’on peut trouver sur le bord de route. Je goutte, prend des notes et reprend la route. Après une bonne heure mon estomac commence à chanter. Finalement rien de grave, juste un changement de regime alimentaire que l’estomac va devoir affronter 🙂

Le jour suivant on m’invite à prendre le café et repars finalement avec une bouteille de vin du vignoble. Dans la soirée, perdu dans l’arrière pays de la Castilla y Léon, je demande si je peux camper à coté des vignes. En 5 minutes, je me retrouve à table avec 4 gaillards du terroir pour déguster un repas du pays.

Aujourd’hui à Madrid, je reprend la route demain matin en direction de Grenade. Le temps semble rester stable pour les prochains jours mais les températures vont chuter et le réveil à 7 heures dans le froid et l’humidité risque d’être sportif.

 

 

Royaume de Navarre. Sur le camino de compostelo

Royaume de Navarre. Sur le camino de compostelo

Après un passage difficile dans les Pyrénées. (Nuit dans les nuages avec un reveil difficile) me voilà catapulté sur les terres de Navarre en mode pèlerin pour encore quelques jours. Ambiance incroyable ! On prend son temps pour rencontrer, bouquiner, se reposer. (pas plus de 50kms par jour). Bientôt la Castille et l’Andalousie avant de rejoindre le Maroc d’ici environ 3 semaines !